Description physique :
Lucia est une
jeune femme d’une vingtaine d’année. De taille moyenne (environ 1m65-70) sa
silhouette est fine et bien proportionnée. Ses cheveux roux ondulés descendent
jusqu’au milieu de son dos environ font ressortir ses yeux vert au regard envoûtant.
Ses mouvements sont pleins de féminité.
Description mentale :
Lucia est une
femme attirante et elle le sait ; ainsi elle joue souvent de ses charmes
pour troubler les hommes afin d’en tirer ce qu’elle veut (informations, aide,
argent, etc.) et éviter les ennuis. Lucia a toujours été portée sur la
technologie, surtout la mécanique et le pilotage. Elle a donc appris en
cachette, consciente du danger que représente un tel savoir. Plus tard elle
s’est mise à étudier les armes à feu et leurs développements, plus
particulièrement le pistolaser. Elle a donc acquit une connaissance assez
poussée de la mécanique des véhicules volants ou terrestres et des armes
technologiques, que ce soit dans leur conception ou leur maniement. Elle ne
fait pas facilement confiance aux étrangers ayant toujours peur d’être reconnue
et dénoncée à l’inquisition. De ce fait elle a apprit à se déguiser
efficacement pour camoufler ses vêtements et armes et passer pour une véritable
paysanne. De nature enjouée elle aime rire et faire la fête. Elle a le mal de
mer et supporte très mal de voyager à cheval, préférant le confort et la
vitesse de ses engins.
Histoire :
Avec l’agilité
qu’on lui connaît Lucia sort de l’énorme engin qu’elle était en train de
bricoler. Adossé au mur de leur cachette son demi-frère cadet, Ferion croque
une pomme en surveillant nonchalamment ce que fait sa sœur et l’entrée. La
jeune femme saute à terre en direction
de son gardien et lui ébouriffe les cheveux de cette manière qui le fait tant
enrager tout en lui lançant fièrement : « Ca avance petit
frère ! ». Agacé il répond sèchement : « Tu parles, ce truc
volera jamais… Il est temps de rentrer sinon les villageois vont avoir des
soupçons. »
Lucia aurait
voulu rester encore un peu pour bricoler mais Ferion avait raison, ses
activités étaient bien trop dangereuses. Elle se dirigea vers son établit pour
s’essuyer du cambouis qu’elle avait sur le visage, fixa son pistolaser à la
ceinture et enfila son déguisement. Ce que ces vêtements pouvaient être
inconfortables ! Ceci fait ils se mirent en route et se séparèrent à
l’endroit habituel. Ferion irait sans doute encore vagabonder un peu avant de
rentrer mais Lucia préférait rentrer directement chez elle pour retrouver ses
outils cachés et décortiquer une pièce visiblement en panne.
En approchant
de leur demeure Lucia reconnaissait l’ombre de sa mère en train de cuisiner
derrière la vitre. Heureusement pour Lucia sa mère n’était pas technophobe, au
contraire elle trouvait bien pratiques certains des objets trouvés et
retravaillés par sa fille. D’ailleurs certains se vendaient à un bon prix à
condition de faire attention de ne pas tomber sur un technophobe recherchant
quelqu’un à dénoncer. Dans l’ensemble ils facilitaient bien la vie à condition
de les camoufler correctement au cas où des invités seraient un peu trop
curieux.
Lucia vivait
donc une vie calme avec sa mère et son demi-frère. Ce dernier, plus jeune
qu’elle de 2 ans, était né de l’union de sa mère avec un homme qui disparu peut
de temps après avoir su que sa conquête était enceinte. Ils n’avaient pas
beaucoup de points communs et d’ailleurs Ferion était incapable de reconnaître
une clé de 12. En revanche il ne rechignait jamais à l’aider à fouiller la
forêt à la recherche de choses technologiques diverses. Leurs trouvailles très
variées pouvaient aller d’un simple morceau d’alliage ou un peu de munitions
pour pistolaser à cet engin volant en panne qu’ils avaient trouvé alors qu’il
était caché par d’épais buissons qui avaient poussés avec le temps. L’engin
semblait en bon état de l’intérieur mais il n’y avait aucun moyen de le faire
bouger. Elle revenait régulièrement observer le véhicule et s’assurer que
personne ne l’avait découvert.
Un jour, il y a de cela quelques années, elle
se retrouva nez à nez avec un homme encapuchonné qui avait trouvé son précieux
trésor. Celui-ci s’empressa de la menacer de son pistolaser jusqu’à ce qu’il se
rende compte qu’elle était plus fascinée et intéressée par l’arme qu’apeurée.
Cet homme dont elle ne connu jamais le nom était un Neurosapiens. L’homme lui apprit qu'il s'agissait d'un ancien vaisseau spatial, il a de cela des centaines d'années ces engins étaient capables de se déplacer dans l'espace de planètes en planètes. Même si Lucia avait réussit à réparer quelques systèmes de base le vaisseau ne pourrait pas revoler avant des années de travail à réparer les boucliers, la coque et la propulsion. Le neurosapiens appris à Lucia les bases de la mécanique, des boucliers énergétiques et
des armes dans leur conception et leur maniement. Lucia était apparemment une
très bonne élève mais refusait totalement d’apprendre l’infranévralgie, pour
elle seul le monde réel valait le coup. Quand Lucia avait suffisamment
progressé pour continuer à apprendre toute seule l’homme disparu durant une
nuit en laissant derrière lui des ouvrages pour aider la jeune fille et le
pistolaser avec lequel il l’avait braquée lors de leur première rencontre.
Quelques
années plus tard, alors qu’elle se rendait à sa cachette, Lucia, âgée d’environ
16 ans, fut suivie par un jeune prétendant qui espérait pouvoir recevoir ses
faveurs en la suivant dans les bois. Celui-ci ayant beaucoup de mal à la suivre
étant donné qu’elle était habituée au terrain ne parvint à la rattraper que
quand elle fut dans la cachette. Malheureusement c’était l’un des membres de la
famille de technophobes la plus intégriste du village et sa réaction fut de
sortir à toute vitesse pour courir prévenir sa famille et les inquisiteurs de
l’hérésie qu’il venait de découvrir. Lucia tenta de se lancer à sa poursuite
mais elle n’eu pas le temps de sortir de la cachette qu’elle entendit un
hurlement.
Ferion se
tenait là, une dague ensanglantée à la main, l’autre au sol, mort. Ferion avait
toujours préféré chasser et tuer des animaux plutôt que d’étudier la technologie
et c’est ceci qui venait de les sauver. Durant les années à venir Ferion devint
l’ange gardien de sa sœur et sa mère en tuant toute personne qui découvrait
leurs secrets ou qui devenait trop suspicieuse. Parfois on retrouvait les corps
qui semblaient avoir été victimes d’accidents ou d’attaques d’animaux, parfois
on ne retrouvait rien.
Plusieurs
années passèrent ainsi, le secret bien gardé et la vie allant tout doucement.
Lucia bricolait, réparait, améliorait les objets technologiques qu’elle
trouvait sans problème et s’hasardait même des fois à en créer elle-même à
partir de différentes pièces récupérées, trouvées ou même troquées ou achetées.
Mais bientôt cette vie à la campagne commença à n’être plus assez riche pour la
soif de connaissance de la jeune femme. De plus les technologistes se faisaient
de plus en plus rares au fur et à mesure qu’ils étaient découverts et mis à
mort par les inquisiteurs ou qu’ils s’en allaient vers les différentes guildes
technologistes ou les villes.
Lucia décida
donc avec son frère de partir vers la ville afin d’essayer de trouver d’autres
technologistes et de faire du commerce pour vendre les œuvres de Lucia et
acheter de quoi satisfaire sa curiosité. Après avoir soigneusement préparé ce
voyage vers leur nouvelle vie les demi-frère et sœur firent leurs adieux à leur
mère durant une nuit et s’en allèrent vers la cachette où ils montèrent à bord
d’un petit véhicule terrestre. Ce dernier était assez discret et Lucia, à force
de s’entraîner dans la forêt, était parvenue à le maîtriser pratiquement à la
perfection. Il semblait un choix idéal pour leur trajet. Ils voyagèrent
toujours de nuit afin de ne pas être repérés et se cachaient dans des bois ou
des grottes pendant la journée.
Après environ
une semaine à rouler ils arrivèrent en vue d’une grande ville. Après avoir
soigneusement dissimulé leur véhicule dans une forêt à prêt d’une journée de
marche de la ville, s’être armés et déguisés pour passer inaperçus et camoufler
leurs armes, Lucia et Ferion se rendirent dans une auberge en ville afin de
pouvoir enfin dormir dans un vrai lit pour la première fois depuis une bonne
semaine, les technologistes et le commerce pourraient bien attendre un peu.
Les volets
soigneusement fermés et enfermée à double tour dans sa chambre Lucia posa enfin
sa tête sur le coussin sous lequel reposait son pistolaser et s’endormi…